L’Autre Dumas, de Safy Nebbou, avec Benoît Poelvoorde, Gérard Depardieu et Mélanie Thierry revient sur le drame de la vie du signataire des Trois Mousquetaires : il avait besoin d’un co-auteur pour avancer. Auguste Maquet reste ainsi dans l’ombre -même s’il touche sa part des bénéfices- tandis qu’Alexandre Dumas brille dans le Tout Paris révolutionnaire. Jusqu’à ce que scribouillard tombe amoureux d’une admiratrice et qu’il s’ensuive un quiproquo.
Que celle-ci soit une républicaine et que nous soyons à la veille de la révolution de 1848 donne juste un peu de piment…
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Lovely Bones, de Peter Jackson, avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg et Stanley Tucci, est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Susan est une jeune adolescente sans histoire dans une famille ordinaire. Un voisin psychopathe la tue. Mais elle reste bloquée entre deux mondes et observe dans une sorte de rêve ce qui se passe sur Terre.
Une exécution ordinaire, de Marc Dugain, avec André Dussollier, Marina Hands et Edouard Baer, nous ramène dans les derniers moments de Staline. Appelée au chevet du dictateur pour le soigner, elle est tenue de garder le secret et la fidélité à son égard les plus absolus. Elle abandonne donc son mari.
Planète 51, de Jorge Blanco, est un film d’animation qui est à la science-fiction ce que Shrek fut au conte de fée. Un beau gosse astronaute américain débarque donc sur une planète reconnue par un robot qui n’a envoyé des photos que de cailloux. Mais la planète est habitée et ressemble à la Terre des années 1950 où les extra-planétaires ont beaucoup de succès dans la science-fiction locale sous la forme de monstres terribles capables d’asservir la planète.
Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law et Rachel McAdams, renouvelle la vision du fameux héros de Sir Arthur Conan Doyle. On ne peut pas vraiment parler de trahison : cela aurait pu être pire, comme la bande annonce le laissait supposer. Alors, certes, le flegmatique Sherlock Holmes n’hésite plus à se servir de ses mains, de ses pieds et de tout ce qui passe à sa portée pour infliger quelques dégâts bien physiques propres à satisfaire les normes modernes d’un film grand public. Il y a quelques explosions et le Dr Watson accompagne plus que de raison le fameux détective qui, lui, reste guidé par son esprit logique.
La princesse et la grenouille, de John Musker, est un retour aux sources pour les studios d’animation Walt Disney. Ou presque. Car, ici, la victoire de Barrack Obama a déjà marqué le scénario : la jeune fille pauvre et noire mais qui travaille sans cesse devient la Cendrillon de ce conte moderne où le prince n’est guère, au départ du moins, très recommandable.
Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar, avec Eric Elmosnino, Kacey Mottet Klein, Lucy Gordon et Laetitia Casta trace la vie de Lucien Ginsburg, dit Serge Gainsbourg, en évitant le piège de la biographie filmée. Si on reconnait le talent aux risques relevés et vaincus, celui de Joan Sfar est une fois de plus démontré.
Invictus, de Clint Eastwood, avec Morgan Freeman et Matt Damon, retrace le tout début du mandat présidentiel de Nelson Mandela et comment celui-ci a utilisé la coupe du monde de rugby pour souder son pays. Le rugby était le sport des blancs. Nelson Mandela en a fait le sport d’une nation arc-en-ciel.
Le Siffleur, de Philippe Lefebvre, avec François Berléand et Thierry Lhermitte, est une bien gentille comédie jouant sur tous les poncifs de la Côte d’Azur comme Bienvenue chez les Ch’tis a joué sur ceux du Nord. Voilà donc un brave retraité qui s’invente un frère jumeau mafieux pour prendre les choses en main, jouer les justiciers, là où sa bonhommie habituelle le rend victime en permanence.
Agora, de Alejandro Amenabar, avec Rachel Weisz et Max Minghella, effectue un rappel historique des plus utiles par les temps qui courent. Renouant avec le genre du péplum historique, Alejandro Amenabar nous emmène dans l’Alexandrie du quatrième siècle après Jésus-Christ. Les derniers philosophes des écoles helléniques, notamment la mathématicienne et astronome Hypatie, se heurtent aux conquérants Chrétiens. L’Empire passe progressivement entre les mains de ces derniers. L’obscurantisme misogyne triomphe et aboutira à la perte d’Hypatie.