The Ghostwriter, avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan et Kim Cattrall, sera probablement le dernier film de Roman Polanski. Et ce n’est pas un hymne d’amour à l’Amérique ultra-conservatrice voire fascisante des Bush ou à ses complices, ce qui n’étonnera pas ceux qui suivent l’actualité. Voici donc un ancien premier britannique menacé de poursuites devant le Tribunal Pénal International (TPI) -toute ressemblance avec Tony Blair serait totalement fortuite- qui trouve refuge aux Etats-Unis où il « écrit » ses mémoires. Son premier nègre (un écrivain-fantôme en Anglais) est mort mystérieusement et un second trouve des choses bien étranges dans les affaires du premier…
Il vente et il pleut sur cette île au large de la Côte Est. Et les cadavres pleuvent, tout autant que les mystères. Qui complote contre qui ? Qui manipule qui ?
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Shutter Island, de Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Ben Kingsley, nous emmène sur l’île donnant son titre au film, au large de Boston. Il ne s’y trouve qu’un asile pour fous dangereux ayant commis des crimes de sang. On n’est pas si loin d’un Silence des Agneaux quant à l’ambiance du lieu…
L’Autre Dumas, de Safy Nebbou, avec Benoît Poelvoorde, Gérard Depardieu et Mélanie Thierry revient sur le drame de la vie du signataire des Trois Mousquetaires : il avait besoin d’un co-auteur pour avancer. Auguste Maquet reste ainsi dans l’ombre -même s’il touche sa part des bénéfices- tandis qu’Alexandre Dumas brille dans le Tout Paris révolutionnaire. Jusqu’à ce que scribouillard tombe amoureux d’une admiratrice et qu’il s’ensuive un quiproquo.
Lovely Bones, de Peter Jackson, avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg et Stanley Tucci, est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Susan est une jeune adolescente sans histoire dans une famille ordinaire. Un voisin psychopathe la tue. Mais elle reste bloquée entre deux mondes et observe dans une sorte de rêve ce qui se passe sur Terre.
Une exécution ordinaire, de Marc Dugain, avec André Dussollier, Marina Hands et Edouard Baer, nous ramène dans les derniers moments de Staline. Appelée au chevet du dictateur pour le soigner, elle est tenue de garder le secret et la fidélité à son égard les plus absolus. Elle abandonne donc son mari.
Planète 51, de Jorge Blanco, est un film d’animation qui est à la science-fiction ce que Shrek fut au conte de fée. Un beau gosse astronaute américain débarque donc sur une planète reconnue par un robot qui n’a envoyé des photos que de cailloux. Mais la planète est habitée et ressemble à la Terre des années 1950 où les extra-planétaires ont beaucoup de succès dans la science-fiction locale sous la forme de monstres terribles capables d’asservir la planète.
Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law et Rachel McAdams, renouvelle la vision du fameux héros de Sir Arthur Conan Doyle. On ne peut pas vraiment parler de trahison : cela aurait pu être pire, comme la bande annonce le laissait supposer. Alors, certes, le flegmatique Sherlock Holmes n’hésite plus à se servir de ses mains, de ses pieds et de tout ce qui passe à sa portée pour infliger quelques dégâts bien physiques propres à satisfaire les normes modernes d’un film grand public. Il y a quelques explosions et le Dr Watson accompagne plus que de raison le fameux détective qui, lui, reste guidé par son esprit logique.
La princesse et la grenouille, de John Musker, est un retour aux sources pour les studios d’animation Walt Disney. Ou presque. Car, ici, la victoire de Barrack Obama a déjà marqué le scénario : la jeune fille pauvre et noire mais qui travaille sans cesse devient la Cendrillon de ce conte moderne où le prince n’est guère, au départ du moins, très recommandable.
Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar, avec Eric Elmosnino, Kacey Mottet Klein, Lucy Gordon et Laetitia Casta trace la vie de Lucien Ginsburg, dit Serge Gainsbourg, en évitant le piège de la biographie filmée. Si on reconnait le talent aux risques relevés et vaincus, celui de Joan Sfar est une fois de plus démontré.
Invictus, de Clint Eastwood, avec Morgan Freeman et Matt Damon, retrace le tout début du mandat présidentiel de Nelson Mandela et comment celui-ci a utilisé la coupe du monde de rugby pour souder son pays. Le rugby était le sport des blancs. Nelson Mandela en a fait le sport d’une nation arc-en-ciel.