Millénium 3 : La Reine dans le palais des courants d’air, de Daniel Alfredson, avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace, conclut magistralement la trilogie Millénium. Le journal Millénium et son directeur se retrouve de nouveau à défendre la la hackeuse gothique la plus déjantée de la planète tout en poursuivant les criminels sexuels dans les services secrets suédois.
Si la raison d’Etat reste encore le meilleur prétexte pour défendre ses turpitudes, la Suède demeure, dans ce film, une démocratie exemplaire dans la manière de gérer une telle crise. Tellement exemplaire que c’est peu crédible.
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Comme chiens et chats 2 : La Revanche de Kitty Galore, de Brad Peyton,permet de retrouver les deux organisations rivales réunissant d’un côté les chiens et de l’autre les chats. Parodie des films d’espionnage de la période de la Guerre Froide voyant s’opposer Soviétiques et Américains, le film aligne les références dédiées aux adultes (comme l’excellente parodie de générique des James Bond) tout en restant globalement dédié aux enfants.
Inception, de Christopher Nolan, avec Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard, part d’un concept pas si fréquent dans le fantastique : il est possible de partager des rêves. Pour cela, il suffit d’une bonne drogue et de quelques fils entre les différents protagonistes. Dès lors, un envahisseur peut, au travers d’un rêve, manipuler l’inconscient de sa victime. Habituellement, c’est pour lui voler des informations. Pour le héros, ce sera cette fois pour lui implanter un désir. Mais, à force de manipuler l’inconscient, de provoquer des rêves imbriqués les uns dans les autres, les coins obscurs de chacun ressurgissent.
Toy Story 3, de Lee Unkrich et des studios Pixar / Disney, achève la saga commencée 15 ans plus tôt. Andy, le petit garçon, est devenu grand et le voilà qui part à l’université, devant se débarrasser de ses souvenirs d’enfance, dont ses fidèles jouets qui lui sont pourtant liés par un amour réciproque. Destinés d’abord au grenier, ils se retrouvent, avec la poupée Barbie de la petite soeur, donnés à un jardin d’enfants où les jouets sont soumis à l’abominable dictature d’un ourson rose.
L’Autre monde, de Gilles Marchand, avec Grégoire Leprince-Ringuet et Louise Bourgoin, confronte encore une fois un homme et deux femmes, l’une douce et aimante, l’autre dangereuse et excitante. En l’occurrence, la blonde explosive que rencontre par hasard durant l’été le héros est suicidaire. Surveillée par un frère au rôle ambigüe, elle attire malgré tout tous les hommes qu’elle croise. Et elle ne semble accessible qu’au travers d’un jeu en ligne où les avatars tués se retrouvent sur une plage noire apaisante et magnifique.
Splice, de Vincenzo Natali, avec Sarah Polley et Adrien Brody, est au croisement du thriller scientifique et film d’introspection. Le mélange est intéressant même s’il ne devrait pas marquer l’histoire du cinéma.
Shrek 4, de Mike Mitchel, est censé être la conclusion de la saga de l’ogre vert du studio Dreamworks. Or ce brave ogre se retrouve bien ennuyé de devoir endosser une vie de famille, lui qui aimait tant la tranquillité du bon temps où il était célibataire.
Millénium 2 : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, de Daniel Alfredson, avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace adapte le deuxième tome homonyme de la saga romanesque Millenium. Encore une fois, les pervers sexuels ont envahi la Suède, cette fois jusque dans les services secrets. Le passé de Lisbeth est d’autant plus révélé que, cette fois, elle n’aura d’autre choix que de s’y confronter pour de bon.
Summer Wars, de Mamoru Hosoda, appartient à une catégorie dont l’effectif croit beaucoup ces derniers temps : les films où un monde virtuel met le monde réel en pagaille. Contrairement à 8th Wonderland, il s’agit ici d’un animé japonais.
Fatal, de et avec Michaël Youn, avec également Stéphane Rousseau et Isabelle Funaro, adapte au grand écran le personnage de sketchs Fatal Bazooka. La bande originale reprend ainsi l’inénarrable rap Mets ta cagoule. Après le Brice de Nice de Jean Dujardin, le Fatal Bazooka de Michael Youn passe ainsi lui aussi à la fiction longue durée sous le commandement de son créateur. Et Fatal Bazooka va mal : sa carrière de rappeur est brisée par un nouveau venu vedette d’électro-pop.