Gainsbourg, vie héroïque, de Joann Sfar, avec Eric Elmosnino, Kacey Mottet Klein, Lucy Gordon et Laetitia Casta trace la vie de Lucien Ginsburg, dit Serge Gainsbourg, en évitant le piège de la biographie filmée. Si on reconnait le talent aux risques relevés et vaincus, celui de Joan Sfar est une fois de plus démontré.
On suit bien sûr le petit garçon juif devant fuir les persécutions nazis jusqu’à la déchéance alcoolique et la mort suggérée. Mais l’auteur de la bande dessinée Le Chat du Rabbin, qui signe ici son premier film en tant que réalisateur et scénariste, a su donner une interprétation magique de cette vie qui n’a rien d’ordinaire.
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Invictus, de Clint Eastwood, avec Morgan Freeman et Matt Damon, retrace le tout début du mandat présidentiel de Nelson Mandela et comment celui-ci a utilisé la coupe du monde de rugby pour souder son pays. Le rugby était le sport des blancs. Nelson Mandela en a fait le sport d’une nation arc-en-ciel.
Le Siffleur, de Philippe Lefebvre, avec François Berléand et Thierry Lhermitte, est une bien gentille comédie jouant sur tous les poncifs de la Côte d’Azur comme Bienvenue chez les Ch’tis a joué sur ceux du Nord. Voilà donc un brave retraité qui s’invente un frère jumeau mafieux pour prendre les choses en main, jouer les justiciers, là où sa bonhommie habituelle le rend victime en permanence.
Agora, de Alejandro Amenabar, avec Rachel Weisz et Max Minghella, effectue un rappel historique des plus utiles par les temps qui courent. Renouant avec le genre du péplum historique, Alejandro Amenabar nous emmène dans l’Alexandrie du quatrième siècle après Jésus-Christ. Les derniers philosophes des écoles helléniques, notamment la mathématicienne et astronome Hypatie, se heurtent aux conquérants Chrétiens. L’Empire passe progressivement entre les mains de ces derniers. L’obscurantisme misogyne triomphe et aboutira à la perte d’Hypatie.
La Route, de John Hillcoat, avec Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee et Charlize Theron, n’est pas le film le plus joyeux de l’année. Notre monde a disparu sans que l’on sache bien pourquoi. Un éclair, des incendies, et toute vie animale ou végétale (ou presque) a disparu. Faute de tout, les survivants sombrent dans la barbarie.
Le dernier vol, de Karim Dridi, avec Guillaume Canet et Marion Cotillard, signe certes le retour de cette dernière actrice dans un film français après sa période hollywoodienne, mais constitue surtout l’archétype du film romantique. Voilà donc la jolie aventurière, aviatrice, partie dans le désert à la recherche de son amant aviateur. Sur le chemin survient le rebelle militaire de service qui l’emmènera non pas sur son cheval mais sur son dromadaire, histoire de changer. Bien entendu, le rebelle est en révolte contre un supérieur obtus en train de se mettre à dos le bon peuple.
Le Vilain, de Albert Dupontel, avec lui-même et Catherine Frot, est une comédie de moeurs fleurant bon le fantastique léger. Voilà donc le fiston disparu depuis vingt ans qui revient chez sa mère… pour se cacher de complices d’un braquage de banque. La brave femme découvre par inadvertance que son cher fils a fort mal tourné et, surtout, qu’elle reste immortelle tant qu’elle n’a pas réussi à le remettre sur le droit chemin.
Bienvenue à Zombieland, de Ruben Fleischer, avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg et Emma Stone,joue sur le registre désormais à la mode du film de zombies parodique. Donc, une nouvelle fois, une terrible épidémie a transformé l’essentiel de la population en zombies affamés de chair fraiche. Comme les zombies n’aiment pas manger les autres atteints, ils se ruent sur tous les humains sains qu’ils trouvent.
Le drôle de Noël de Scrooge, de Robert Zemeckis, avec Jim Carrey et Gary Oldman, est encore une adaptation du célébrissime Cantique de Noël de Charles Dickens. L’affreux Scrooge, avare, misanthrope, haïssant Noël, se fait donc visiter par les fantômes de son associé décédé, des Noël passés, du Noël présent et du Noël futur qui parviennent à attendrir le vieillard. Celui-ci sort transformé de l’épreuve.