Droit de vivre, droit de mourir

Tout ceux qui me connaissent ou me lisent savent que je suis un partisan clair du droit de décider de sa propre mort. J’ai même réalisé un roman sur le sujet, « Une dernière semaine auprès de la mer« .

Je peux donc me réjouir du récent vote d’une loi sur l’aide à mourir par le parlement français.

Bien sûr, les motifs de mécontentement peuvent être multipliés. Le texte parle d’une aide à mourir et pas d’un droit individuel, d’un droit au suicide. Le vote a été acquis avec une très faible majorité. La confusion entre euthanasie (décidée en cas de maladie incurable et selon les critères pré-établis) et suicide (acte de volonté claire sans lien avec des circonstances pré-établies) demeure. Et ainsi de suite.

Mais ne boudons tout de même pas notre joie. C’est un progrès.

Les ennemis des libertés individuelles sont, bien sûr, vent debout. Ils refusent, au nom de leur morale archaïque ou de leur ami imaginaire qu’ils baptisent dieu, qu’un humain puisse décider de sa vie et de sa mort. Pourtant, le texte prend des précautions pour éviter un vice de consentement. Car, admettons-le, un faux consentement, qui entraîne un meurtre, est bien sûr le risque principal.

Dans mon roman « Une dernière semaine auprès de la mer« , je prévois évidemment des précautions à ce sujet. Mais on ignore jusqu’au bout les motivations de l’héroïne, précisément parce que ces motivations n’ont pas à être jugées donc à être connues. Des personnages secondaires sont là pour illustrer différents cas de figure, y compris ceux qui, finalement, renoncent à mourir.