Hors-la-Loi, de Rachid Bouchareb, avec Jamel Debbouze et Roschdy Zem, suit le destin de trois frères algériens jusqu’à la veille de l’indépendance de l’Algérie. Tout commence par l’expulsion de leur famille de leur terre ancestrale, passe par le massacre de Sétif (8 mai 1945) et se poursuit à Paris dans les rangs du FLN.
Le réalisateur de Indigènes conçoit ainsi une sorte de suite à son film sur les tirailleurs algériens. Un bon tryptique devrait s’achever par les désillusions de l’indépendance.
Catégorie : Critiques
Pierre Béhel critique ici de tout : films, musiques, livres, etc.
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Hors-la-Loi : trois frères, un combat
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Des hommes et des dieux : martyrs par dévouement
Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale, s’inspire librement de la vie des moines cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996. La fin du film, dans le brouillard où disparaissent les moines, est symbolique de leur destin mystérieux.Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, il a la facture des grands films intellectuels, avec de longues scènes contemplatives, aidé en cela par les magnifiques paysages. Mais les plans serrés sur les visages, notamment en fin de film, sont nettement plus marquants. Malgré tout, le film accompagne le spectateur à la découverte de la vie et des choix faits par ces moins, de leurs doutes aussi.
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Vampires : ça a saigné près de chez vous
Vampires, de Vincent Lannoo, avec Carlo Ferrante, Vera Van Dooren, Fleur Lise Heuet et Pierre Lognay, est un authentique film belge de vampires. Reprenant la ficelle désormais classique du faux documentaire mené par une équipe de reporters, le film se veut un reportage sur la vie quotidienne d’une famille de vampires vivant en Belgique.On rencontre ainsi une famille normale avec ces deux enfants à l’adolescence difficile qui débarrasse la police des immigrés sans papiers et les hôpitaux de ses vieux. Une oeuvre de salut public, en quelque sorte.
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Salt : pas de dentelles pour Angelina
Salt, de Phillip Noyce, avec Angelina Jolie et Liev Schreiber ne fait pas dans la dentelle. C’est un film d’action assumé comme tel mais il ne constitue que la première partie de l’histoire. Il faudra donc attendre un second film (au moins) pour en connaitre la fin.Vingt ans après la fin de la guerre froide, voici donc des agents soviétiques infiltrés aux Etats-Unis qui sont « réveillés » pour lancer les Etats-Unis dans une guerre mondiale où ils seront anéantis, toutes les structures de pouvoir étant infiltrées. Salt, qui est une agent de la CIA, est-elle une agent double, triple, quadruple… ? Le scénario devient vite compliqué.
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Le Bruit des glaçons : grincements de tumeurs
Le Bruit des glaçons, de Bertrand Blier, avec Jean Dujardin et Albert Dupontel, ose rire avec un sujet grave : le cancer. Celui-ci, personnifié, vient faire connaissance avec ceux qu’il frappe mais n’est visible que d’eux et de ceux qui les aiment. En l’occurrence, la victime annoncée est un ancien écrivain devenu alcoolique au dernier degré.Bertrand Blier est un habitué des films dérangeants. Celui-ci fera grincer bien des dents. Pourtant, ce film gentiment fantastique, souvent drôle quand il n’est pas simplement tendre et humain, n’a rien de scandaleux ou de choquant.
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Crime d’amour : vengeance à double détente
Crime d’amour, de Alain Corneau, avec Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier, constitue un bel exemple de film policier de vengeance. En l’occurrence, une jeune femme vouant un véritable culte à sa supérieure hiérarchique se rend compte qu’elle se fait rouler dans la farine et refuse de persister dans la soumission. Dès lors, la guerre est déclarée.Harcèlement moral, détournements de fonds et, finalement, assassinat. Le contexte se met en place dans une grande tension au cours de la première moitié du film. Le plus intéressant reste la vengeance et la manière dont elle est orchestrée, avec un grand et pervers talent.
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L’apprenti sorcier : le nerd magicien
L’Apprenti Sorcier, de Jon Turteltaub, avec Nicolas Cage et Jay Baruchel, mérite son statut de gentille comédie fantastique de la famille Disney. La maison de Mickey Mouse n’est pas connue pour son goût de l’originalité mais plutôt pour celui du film de distraction qui ne casse pas trois pattes à un canard mais demeure réalisé avec soin.Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Indubitablement, le spectacle est bon, le rythme soutenu et on se laisse séduire par les mille petits gags, dont une référence au passage sur l’Apprenti Sorcier de Fantasia absolument drôlissime.
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Le dernier maître de l’air : début de tétralogie
Le dernier maître de l’air, de M. Night Shyamalan, avec Noah Ringer et Dev Patel, nous emmène dans un monde où s’affrontent quatre peuples associés chacun à un élément (Terre, Air, Eau et Feu). M. Night Shyamalan s’amuse cette fois avec la 3D numérique pour créer un monde médiéval-fantastique inspiré de mangas japonais. Mariant les effets spéciaux et la philosophie à deux sous des films de kung-fu, le fond de l’histoire n’est guère original.Si la réalisation est techniquement propre, on cherche parfois la 3D. Le sujet aurait permis, pourtant, d’user et d’abuser de cette technologie. Or les effets visuels restent très classiques.
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Millénium 3 : La Reine dans le palais des courants d’air
Millénium 3 : La Reine dans le palais des courants d’air, de Daniel Alfredson, avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace, conclut magistralement la trilogie Millénium. Le journal Millénium et son directeur se retrouve de nouveau à défendre la la hackeuse gothique la plus déjantée de la planète tout en poursuivant les criminels sexuels dans les services secrets suédois.Si la raison d’Etat reste encore le meilleur prétexte pour défendre ses turpitudes, la Suède demeure, dans ce film, une démocratie exemplaire dans la manière de gérer une telle crise. Tellement exemplaire que c’est peu crédible.
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Comme chiens et chats 2 : La Revanche de Kitty Galore
Comme chiens et chats 2 : La Revanche de Kitty Galore, de Brad Peyton,permet de retrouver les deux organisations rivales réunissant d’un côté les chiens et de l’autre les chats. Parodie des films d’espionnage de la période de la Guerre Froide voyant s’opposer Soviétiques et Américains, le film aligne les références dédiées aux adultes (comme l’excellente parodie de générique des James Bond) tout en restant globalement dédié aux enfants.Pourtant, réussir à associer dans le public autant les adultes que les enfants n’est pas un exploit facile, loin s’en faut. Surtout pour une comédie déjantée.
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