Harry Potter et les reliques de la mort (1ère partie), de David Yates, avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson, adapte le début du septième et dernier tome de la saga consacrée au jeune sorcier. L’histoire devient sombre comme l’horreur qui s’abat sur le monde. Les méchants ont pris le pouvoir et ça barde pour les héros. Voldemort s’empare enfin d’une des trois Reliques de la Mort, la baguette de sureau, et on attend la suite…
Encore une fois, l’histoire a été bien simplifiée et qui a lu la saga en sera perturbé.
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Mords moi sans hésitation, de Jason Friedberg et Aaron Seltzer, avec Jenn Proske et Matt Lanter, s’amuse de la mode du vampirisme. Il est exact que le vampirisme est le truc fun du moment, spécialement au sein d’un public adulescent, cette étrange classe qui mêle les adolescents cherchant à grandir et les adultes cherchant à rajeunir.
Red, de Robert Schwentke, avec Bruce Willis et Morgan Freeman, explique bien à quel point la retraite est un problème. Surtout pour d’ex-agents de la CIA qui possèdent encore quelques secrets et qu’il faut absolument faire taire. Cette parodie de film d’espionnage et de complots ne fait pas dans la finesse.
Potiche, de François Ozon, avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Luchini, adapte une pièce de théâtre homonyme. Replacée dans le contexte des années 1970, voici donc une femme d’un patron d’industrie, héritière du fondateur, amenée à s’émanciper alors que son mari est tombé malade et qu’une grève paralyse l’usine.
La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet, adapte la célèbre nouvelle de Madame de Lafayette dans un style très grand siècle. Voilà donc encore une jeune et naïve mais magnifique princesse qui croit au Prince Charmant (en l’occurrence le Duc de Guise), se retrouve marié à un médiocre prince royal et, bien entendu, finira tragiquement, abandonnée et méprisée.
Buried, de Rodrigo Cortés, avec Ryan Reynolds, renouvelle le genre du huis-clos en le poussant au paroxysme. L’intégralité du film se déroule en effet dans un cercueil où se retrouve enfermé et enterré un chauffeur de camion américain enlevé en Irak. Il a cependant à sa disposition un smartphone (qui fonctionne en 3G en Irak et sous une petite surface de terre) et divers outils. Bien entendu, utiliser le smartphone (en arabe) ne pose aucun problème au camionneur.
Les petits mouchoirs, de Guillaume Canet avec François Cluzet et Marion Cotillard, est desservi comme rarement par sa bande annonce et sa communication mais porté par un bouche à oreille extraordinaire. C’est ainsi que, presque une semaine après sa sortie, un mardi soir, pour la dernière séance, la salle où j’ai vu ce film était archi-comble.
The Social Network, de David Fincher, avec Jesse Eisenberg, Rashida Leah Jones et Joseph Mazzello, raconte la fondation par Mark Zuckerberg et le succès de Facebook. L’histoire est vécue notamment via des flashbacks à l’occasion de procès intentés par des « inventeurs » d’un autre réseau social (jamais sorti) de Harvard et d’un associé écarté de l’affaire.
Moi, moche et méchant, de Pierre Coffin et Chris Renaud, surfe sur plusieurs vagues : l’humour déjanté, la 3D numérique et les bestioles marrantes. Les Minions, serviteurs du Méchant, n’ont rien à envier aux lapins crétins. Le dit méchant doit démontrer à son banquier qu’il n’est pas un has-been et s’engage donc à voler la Lune grâce à un pistolet réducteur et une fusée.
Ao, le dernier Néandertal, de Jacques Malaterre, avec Simon Paul Sutton et Vesela Kazakova, ressuscite le mythe du bon sauvage en l’installant dans la préhistoire. D’entrée de jeu, il est précisé que la disparition de l’Homme de Néandertal est mystérieuse bien que contemporaine de l’émergence de l’Homo Sapiens Sapiens, son cousin hominien venu d’Afrique. Pour la cause du film, il sera admis qu’il y a conjonction d’une épidémie (une sorte de tuberculose) et d’une concurrence écologique avec les Homo Sapiens Sapiens.