Catégorie : Critiques

Pierre Béhel critique ici de tout : films, musiques, livres, etc.

  • Balanegra : ne réveillez pas le fossoyeur qui dort

    « Balanegra », de Marto Pariente, est paru en série noire aux éditions Gallimard. Ce polar m’a été offert par une amie et m’a permis de découvrir cet auteur espagnol.

    Il a obtenu le Prix des Jeunes Libraires Série Noire 2025. Nouvelle exception dans mon jugement habituellement sévère sur les prix en tous genres : ce prix est bien mérité et le roman excellent.

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  • Panorama : de la transparence à la coupable indifférence

    J’ai découvert l’autrice Lilia Hassaine au travers de son roman dystopique « Panorama« . Bien que cela m’éloigne en général d’un ouvrage, j’ai acquis celui-ci malgré les nombreux prix reçus. Et je n’ai pas été déçu.

    Dans cette dystopie, la règle est la transparence la plus absolue. Celle-ci serait gage de sécurité mais un meurtre survient.

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  • Suspension d’incrédulité : mission impossible

    Le principe du cinéma comme de la fiction en général repose sur un concept essentiel : la suspension d’incrédulité. Il s’agit que les choses que l’on raconte ne soient pas remises en cause par le lecteur ou le spectateur. Les vampires existent sinon Dracula ne peut pas être raconté. Bon. Voilà la règle. Mais la suspension d’incrédulité est parfois une mission impossible pour le spectateur.

    C’est précisément le cas avec « Mission : Impossible – The Final Reckoning ». Ce dernier (en date) avatar de la saga cinématographique ayant dénaturé la série des années soixante/soixante-dix est une mine d’idioties et d’incohérences faisant parfaitement suite au film précédent dont il constitue la deuxième partie, « Mission : Impossible – Dead Reckoning« .

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  • La nuit, tous les généraux sont gris

    Au hasard de mes promenades dans une librairie, je suis tombé sur un roman de Hans Hellmut Kirst publié en Allemagne en 1962, « La nuit des généraux« . Ce roman est devenu un célèbre film éponyme d’Anatole Litvak, sorti en 1967 avec Peter O’Toole (Général Tanz), Philippe Noiret (Inspecteur Morand) et Omar Sharif (Major Grau).

    En souvenir du film que j’avais apprécié il y a fort longtemps, j’ai donc acquis ce roman, dans sa version des Editions Nouveau Monde, collection Sang Froid et traduit par Pierre Kamnitzer. Cette édition n’est sans doute pas la meilleure car des fautes diverses s’y sont glissées à plusieurs reprises.

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  • Civilizations : l’histoire inversée

    Laurent Binet a obtenu le Prix Goncourt du Premier Roman avec HhhH et le Grand Prix du Roman de l’Académie Française avec Civilizations. C’est avec ce dernier roman qu’il est entré dans ma bibliothèque.

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  • Beetlejuice Beetlejuice : Tim Burton Tim Burton is back

    Beetlejuice Beetlejuice, de Tim Burton, avec Michael Keaton, Winona Ryder, Jenna Ortega et Monica Bellucci, fait évidemment suite au premier film Beetlejuice du même Tim Burton sorti en 1988. Tim Burton retrouve pour l’occasion la folie de ses jeunes années.

    Il ne réinvente pas son univers mais l’exploite à grands coups de fan service. C’est tout le mal qu’on peut lui reprocher. Tant les acteurs que la réalisation ou le scénario sont en effet à la hauteur du premier opus.

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  • Alien Romulus : le retour de la vengeance

    Alien : Romulus, de Fede Alvarez, avec Cailee Spaeny, Isabela Merced et David Jonsson Fray, relance la célèbre franchise lancée en 1979 avec Alien, le huitième passager par Ridley Scott avec Sigourney Weaver. Le but premier des producteurs est évidemment de faire fructifier leur capital autour de la marque et de l’univers d’Alien. Le retour de Ridley Scott avec les préquels n’étaient guère satisfaisants.

    La question est donc : les spectateurs en ont-ils pour leur argent avec cet opus-ci ?

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  • Un oeil dans la nuit, une menace qui grandit

    J’ai mis longtemps à m’intéresser à Bernard Minier. Peut-être parce que, justement, il était trop à succès. Pourtant, « Un oeil dans la nuit » m’a séduit : un roman policier efficace, avec ce qu’il faut de rebondissements et des personnages bien humains sans caricatures trop fortes.

    Après de nombreuses déceptions, j’ai enfin retrouvé un auteur de policier à mon goût.

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  • Aux innocents les mains pleines de sang

    Sur le bandeau barrant la couverture de « Le Chant des innocents« , l’auteur, Piergiorgio Pulixi, était présenté comme le nouveau grand maître du polar italien. Il faut bien admettre que l’auteur n’est pas mauvais. Il sait écrire et mener des histoires.

    « Le Chant des innocents » est un polar bien glauque. il ne faut pas s’en cacher.

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  • Que le Bullshit triomphe !

    Le dessinateur FiX a donc commis l’irréparable : voici qu’est sorti le tome 3 de sa série Chief Bullshit Officer. Vous qui lisez cet ouvrage désopilant, ne soyez pas surpris d’y retrouver d’authentiques morceaux de votre vie quotidienne au bureau. Je crains que cela ne soit pas dû au seul hasard.

    L’essentiel est constitué de gags dessinés en quatre cases.

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