
C’est l’affaire qui secoue le petit monde littéraire en ce moment : les auteurs édités chez Grasset quittent fâchés leur éditeur suite à la prise de contrôle de celui-ci par Vincent Bolloré. De grandes signatures, de grands vendeurs de livres, sont très très fâchés.
Mais, même très fâchés, ils ne peuvent pas quitter réellement leur éditeur. Ils s’engagent juste à ne plus lui confier de nouveaux livres. Mais tous leurs anciens livres continueront à être édités par Grasset. C’est ça un contrat d’édition. Les auteurs cèdent leurs droits et donc y renoncent.
On a une magnifique (nouvelle) illustration de l’escroquerie de l’édition traditionnelle. Les auteurs cèdent leur création à une entreprise. Ce qu’il advient de la dite entreprise, ce qu’il advient de sa politique marketing, ce qu’il advient même de l’oeuvre cédée… tout cela échappe aux auteurs.
Dans le cas des auteurs quittant Grasset, la plupart disposent de leur propre « fonds de commerce », de lecteurs qui les suivront et continueront d’acheter leurs livres. Ils ont une notoriété, une image, qui leur permet de vendre eux-mêmes sur leur seul nom.
Mais combien comprendront enfin qu’il faut recourir à l’auto-édition pour garder le contrôle de sa propre oeuvre ?
Sur presque le même sujet, on peut se rappeler les mésaventures de Taylor Swift.