• Richesse relative

    Les ombres de Morbourg

    Si on excepte des rois ou équivalents, j’ai peu de riches dans mes romans. C’est un sujet qui m’intéresse peu. Dans Les ombres de Morbourg, cependant, il existe plusieurs grandes familles ayant une certaine fortune entrepreneuriale. Pourquoi vous en parler aujourd’hui ? Parce que j’ai eu envie de souligner combien le concept de richesse est relatif à une époque.

    Un article de Slate se posait la question de savoir si les riches Romains étaient plus ou moins riches que nos riches actuels. D’autres articles essaient de comparer la richesse entre pays et époques. L’homme le plus riche de tous les temps aurait ainsi été un roi du Mali, propriétaire de nombreuses mines d’or, mais ses descendants furent ruinés quand les mines furent épuisées.

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  • Pour une interdiction générale du charlatanisme

    J’ai publié sur Change.org une pétition pour que soit enfin réellement sanctionné le charlatanisme. Voici le texte de cette pétition. Pour le bien commun, notamment la santé publique, signez et faites signer cette pétition.

    La récente crise sanitaire liée au Covid-19 a vu une explosion des phénomènes de charlatanisme. Remèdes illusoires, pratiques sans aucun fondement, fausses études pour appuyer les précédentes, critiques virulentes des démarches scientifiques…

    On peut critiquer l’appât du gain d’entreprises commerciales comme les laboratoires pharmaceutiques, certaines pratiques étant contestables, mais il existe, en matière pharmaceutique, un grand nombre de procédures de contrôle. A l’inverse, n’importe qui peut vendre un remède miracle à base de poudre de perlimpinpin au coût négligeable mais pouvant être vendue très cher (ou remise contre don, ce qui revient au même). Avant même la crise, la critique des « Fake med » avait commencé.

    Les critiques de la médecine scientifique n’agissent pas pour le bien de l’humanité. Ils agissent pour s’enrichir grâce à des pratiques illusoires au faible coût mais à la valeur marchande considérable.

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  • Grand Paris : le métro prend forme

    A l’occasion des Journées du Patrimoine, j’ai visité le chantier de la future station Maison Blanche de la ligne 14 du métro parisien. J’ai aussi pris quelques photos du chantier.

    Le chantier est bien sûr impressionnant, étant très profond. Il nous a été confirmé que, d’ores et déjà, on pouvait rejoindre Orly par le tunnel, en trois heures de marche.

    Les lignes de métro du Grand Paris vont ouvrir de 2024 à 2030 et vont profondément restructurer la région parisienne. Si la ligne 14 est une transversale Nord-Ouest / Sud-Est, les autres facilitent les trajets banlieue-banlieue sans passage par Paris. Des zones très mal desservies vont être bien mieux connectées.

  • L’énergie, au coeur du débat écologique

    Dérive Mortelle

    La crise écologique, qui aboutit au constat désormais largement reconnu du réchauffement climatique, est avant tout une crise de l’énergie (même si ce n’est pas uniquement cela). L’énergie est au coeur des activités humaines et, donc, au coeur de l’économie. C’est tellement fondamental que les révolutions industrielles sont classiquement associées à des transformations de l’énergie dominante. La première révolution industrielle est ainsi basée sur le charbon et la vapeur, la deuxième sur le pétrole, la troisième sur l’électricité. Or l’enjeu actuel est de « décarboner » la production énergétique. Deux grandes options s’offrent à nous : le nucléaire et les énergies dites renouvelables (ENR).

    Or les enjeux réels derrière ce choix sont rarement compris. La passion l’emporte sur la raison. Les choix sous-jacents (les a-priori même) ne sont le plus souvent pas mentionnés. Cette question, je l’ai abordée dans mon roman « Dérive mortelle » et j’aimerais partager avec vous quelques réflexions.

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  • Bien curieux château de Maulnes

    Le château de Maulnes se situe à quelques kilomètres au Nord-Est de Tonnerre, en Bourgogne. Construit de 1566 à 1573 à l’initiative d’Antoine de Crussol, duc d’Uzès, et de son épouse Louise de Clermont, comtesse de Tonnerre, ce château est à nul autre pareil. Il a été conçu comme un logis et aussi comme un refuge en pleine guerres de religions.

    Mais, très isolé, il sera abandonné lors du décès de ses créateurs. Antoine de Crussol meurt en 1573 au siège de La Rochelle, Louise de Clermont en 1596 à l’Hôtel-Dieu de Tonnerre. Rapidement, le château tombe en ruines, n’intéressant pas les héritiers, les fameux Clermont-Tonnerre qui, il est vrai, ont quelques autres châteaux. Il ne sera relevé qu’au XXème siècle à l’initiative du département de l’Yonne.

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  • L’arrivée du christianisme sur le marché des religions

    Etudier les origines du Christianisme est en soi un sujet polémique, comme étudier n’importe quelle religion sous un prisme scientifique. La science en question peut être la seule histoire ou bien on peut y adjoindre d’autres disciplines (sémantique, sociologie, économie…), y compris des sciences « dures » pour vérifier des faits ou expliquer des miracles (physique, géologie, médecine…). L’anthropologue Dominique Desjeux, lui, a pris le parti d’une double approche historique et anthropologique, voire, parfois, presque économique. Ainsi est né son ouvrage « Le marché des dieux : comment naissent les innovations religieuses. Du judaïsme au christianisme« , paru chez PUF (Presses Universitaires de France).

    Ceux qui, comme moi, ont été traumatisés par « Tristes tropiques » de Claude Lévi-Strauss, peuvent avoir une certaine appréhension à lire un ouvrage d’un anthropologue. Or « Le marché des dieux » est tout à fait passionnant et se lit comme un roman. Il s’agit d’une histoire des origines du Christianisme. Bien sûr, elle n’est peut-être pas tout à fait conforme à l’histoire officielle, du moins la présentation faite au grand public par les différentes grandes Eglises.

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  • Très surfait Musée Jacquemart-André

    Paris regorge de musées. Certains sont très célèbres et visités par des touristes venus du monde entier. D’autres sont cités comme des bijoux insuffisamment connus. Le Musée Jacquemart-André fait partie de ceux-là.

    Or, ce musée est issu d’une donation, début du XXème siècle, à l’Institut de France (qui regroupe les principales académies dont l’Académie Française) d’un hôtel particulier avec ce qu’il contenait. Le banquier Edouard André avait épousé une artiste, Nélie Jacquemart. Edouard André avait commencé seul sa collection mais la démarche s’amplifiera après son mariage. Ensemble, ils vont constituer une abondante collection d’oeuvres du XVème siècle au XIXème siècle : peintures, sculptures, fresques… Pour l’essentiel, il s’agit d’oeuvres peu marquantes d’artistes de second plan (même si on y trouve un Rembrandt, Les disciples d’Emmaüs).

    Il en résulte une accumulation hétéroclite lié à l’éclectisme du couple Jacquemart-André. Bref, ce musée est une ode au mauvais goût bourgeois de la fin du XIXème siècle. Ode évidemment tout à fait évitable.

    Pour ceux qui veulent cependant tenter une visite : Musée Jacquemart-André, 158 Boulevard Haussmann, 75008 Paris, http://www.musee-jacquemart-andre.com/.

  • Chamonix, pays du Mont-Blanc

    Le Mont-Blanc est le seul contentieux territorial subsistant sur le territoire métropolitain français. En l’occurrence, la question est de savoir si la frontière entre la France et l’Italie passe au sommet de la plus haute montagne d’Europe (version italienne et règle générale dans le monde, sur la ligne de séparation des eaux) ou à sa base Est (version française). J’ignore l’origine et la raison d’être de la dispute mais l’endroit propose de magnifiques paysages.

    Un court séjour estival (grand week-end pour moi) à Chamonix est une très bonne occasion d’aller voir d’une part le site de Montenvers et la Mer de Glace, d’autre part le site du Mont-Blanc à voir depuis l’Aiguille du Midi. Le recul du plus grand glacier d’Europe, la Mer de Glace, est visible, preuve, si besoin était, de l’actuel réchauffement climatique. Ajoutons que Chamonix est également intéressant pour les passionnés du ferroviaire : l’accès à la ville se fait avec une ligne utilisant un rail latéral d’alimentation électrique et la montée au Montenvers utilise un train à crémaillère.

    Mes photos de Chamonix et du Mont-Blanc sont ici.

  • Le non-sacrifice d’Isaac ou la naissance du Judaïsme

    L’Aïd al-Adha (« la fête du sacrifice ») ou Aīd al-Kabīr (« la grande fête ») est célébrée, cette année, par les musulmans du soir du vendredi 8 juillet 2022 au soir du mardi 12 juillet. Cette fête, la plus importante du calendrier musulman, célèbre le non-sacrifice d’Isaac par Abraham. Le patriarche préféra en effet tuer un mouton.

    En mémoire de ce geste, l’un des fondements de l’Alliance entre les hommes et Dieu, les bons musulmans doivent sacrifier à leur tour un mouton. Les Juifs célèbrent l’événement en même temps que l’année nouvelle, Roch Hachana, en ouvrant dix jours de repentance qui cesseront avec Yom Kippour (le Grand Pardon). Chez les Chrétiens, le sacrifice de Jésus va prendre la place de celui d’Isaac et la plus grande fête être de ce fait Pâques.

    Mais pourquoi ce geste d’Abraham est-il si important ? En quoi constitue-t-il une rupture ?

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  • Montpellier, ville d’hier et d’aujourd’hui

    A l’occasion d’un déplacement professionnel à Montpellier, j’ai prolongé mon séjour dans la ville pour la visiter. Je ne m’y étais plus rendu depuis environ 25 ans.

    Montpellier est marquée par le contraste de la ville ancienne (ses ruelles romantiques, son école de médecine et son étrange cathédrale…) avec la ville moderne d’architecture digne de la Charte d’Athènes (Polygone, Antigone, Chorum…).

    Enfin, notons la présence de Planet’Océan. Cet aquarium est plus petit que Nausicaa à Boulogne-sur-Mer mais il comporte quelques éléments intéressants comme un simulateur de cargo en pleine tempête et un cinéma Imax présentant divers films sur l’espace avec une petite zone consacrée à l’exploration spatiale.

    Mes photos de Montpellier.