Le Choc des Titans, de Louis Leterrier, avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennesest dans la veine des bons vieux peplums mythologiques. Dans l’enceinte d’Hollywood, on ne cherche pas trop à honorer la mythologie ou à la respecter. Les personnages sont vaguement inspirés des légendes grecques et l’histoire presque totalement originale.
Une fois cela posé et admis, nous pouvons suivre le fils bâtard de Zeus Persée à la recherche d’une solution pour empêcher le Kraken, libéré par Hadès, de détruire la cité de la belle Andromède (avec la belle dedans ou uniquement la belle). Au passage, le héros qui se veut humain aura la joie de sauver son père d’un coup d’Etat dans l’Olympe où les autres dieux sont de simples figurants.
(suite…)
Dragons, de Chris Sanders, produit par DreamWorks, nous emmène dans une île peuplée de vikings qui ne veulent pas en partir. Pourtant, il y a de petites bêtes gênantes : des dragons qui viennent régulièrement piller le village. En retour, les vikings ne pensent qu’à tuer des dragons. Devenir adulte suppose d’ailleurs d’y parvenir lors d’un rite de passage. Bien entendu, un jeune héros va réconcilier tout le monde.
Alice aux Pays des Merveilles, de Tim Burton, produit par Disney, avec Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Anne Hathaway, n’est pas une adaptation fidèle des romans de Lewis Caroll. Par contre, il s’agit d’une version de l’univers d’Alice nettement plus Disney que digne des univers noirs habituels de Tim Burton, ce dernier apportant malgré tout une réelle magie, bien aidé en cela par Johnny Depp.
The Ghostwriter, avec Ewan McGregor, Pierce Brosnan et Kim Cattrall, sera probablement le dernier film de Roman Polanski. Et ce n’est pas un hymne d’amour à l’Amérique ultra-conservatrice voire fascisante des Bush ou à ses complices, ce qui n’étonnera pas ceux qui suivent l’actualité. Voici donc un ancien premier britannique menacé de poursuites devant le Tribunal Pénal International (TPI) -toute ressemblance avec Tony Blair serait totalement fortuite- qui trouve refuge aux Etats-Unis où il « écrit » ses mémoires. Son premier nègre (un écrivain-fantôme en Anglais) est mort mystérieusement et un second trouve des choses bien étranges dans les affaires du premier…
Shutter Island, de Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Ben Kingsley, nous emmène sur l’île donnant son titre au film, au large de Boston. Il ne s’y trouve qu’un asile pour fous dangereux ayant commis des crimes de sang. On n’est pas si loin d’un Silence des Agneaux quant à l’ambiance du lieu…
L’Autre Dumas, de Safy Nebbou, avec Benoît Poelvoorde, Gérard Depardieu et Mélanie Thierry revient sur le drame de la vie du signataire des Trois Mousquetaires : il avait besoin d’un co-auteur pour avancer. Auguste Maquet reste ainsi dans l’ombre -même s’il touche sa part des bénéfices- tandis qu’Alexandre Dumas brille dans le Tout Paris révolutionnaire. Jusqu’à ce que scribouillard tombe amoureux d’une admiratrice et qu’il s’ensuive un quiproquo.
Lovely Bones, de Peter Jackson, avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg et Stanley Tucci, est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Susan est une jeune adolescente sans histoire dans une famille ordinaire. Un voisin psychopathe la tue. Mais elle reste bloquée entre deux mondes et observe dans une sorte de rêve ce qui se passe sur Terre.
Une exécution ordinaire, de Marc Dugain, avec André Dussollier, Marina Hands et Edouard Baer, nous ramène dans les derniers moments de Staline. Appelée au chevet du dictateur pour le soigner, elle est tenue de garder le secret et la fidélité à son égard les plus absolus. Elle abandonne donc son mari.
Planète 51, de Jorge Blanco, est un film d’animation qui est à la science-fiction ce que Shrek fut au conte de fée. Un beau gosse astronaute américain débarque donc sur une planète reconnue par un robot qui n’a envoyé des photos que de cailloux. Mais la planète est habitée et ressemble à la Terre des années 1950 où les extra-planétaires ont beaucoup de succès dans la science-fiction locale sous la forme de monstres terribles capables d’asservir la planète.
Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law et Rachel McAdams, renouvelle la vision du fameux héros de Sir Arthur Conan Doyle. On ne peut pas vraiment parler de trahison : cela aurait pu être pire, comme la bande annonce le laissait supposer. Alors, certes, le flegmatique Sherlock Holmes n’hésite plus à se servir de ses mains, de ses pieds et de tout ce qui passe à sa portée pour infliger quelques dégâts bien physiques propres à satisfaire les normes modernes d’un film grand public. Il y a quelques explosions et le Dr Watson accompagne plus que de raison le fameux détective qui, lui, reste guidé par son esprit logique.