The Social Network, de David Fincher, avec Jesse Eisenberg, Rashida Leah Jones et Joseph Mazzello, raconte la fondation par Mark Zuckerberg et le succès de Facebook. L’histoire est vécue notamment via des flashbacks à l’occasion de procès intentés par des « inventeurs » d’un autre réseau social (jamais sorti) de Harvard et d’un associé écarté de l’affaire.
Le film ressort la légende grise de la création du plus rapide et colossal succès du web 2.0 en sachant éviter le manichéisme. Eh bien oui, le monde des affaires est cruel. Comme le dit le slogan du film : « on ne peut pas avoir 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis ».
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Moi, moche et méchant, de Pierre Coffin et Chris Renaud, surfe sur plusieurs vagues : l’humour déjanté, la 3D numérique et les bestioles marrantes. Les Minions, serviteurs du Méchant, n’ont rien à envier aux lapins crétins. Le dit méchant doit démontrer à son banquier qu’il n’est pas un has-been et s’engage donc à voler la Lune grâce à un pistolet réducteur et une fusée.
Ao, le dernier Néandertal, de Jacques Malaterre, avec Simon Paul Sutton et Vesela Kazakova, ressuscite le mythe du bon sauvage en l’installant dans la préhistoire. D’entrée de jeu, il est précisé que la disparition de l’Homme de Néandertal est mystérieuse bien que contemporaine de l’émergence de l’Homo Sapiens Sapiens, son cousin hominien venu d’Afrique. Pour la cause du film, il sera admis qu’il y a conjonction d’une épidémie (une sorte de tuberculose) et d’une concurrence écologique avec les Homo Sapiens Sapiens.
Hors-la-Loi, de Rachid Bouchareb, avec Jamel Debbouze et Roschdy Zem, suit le destin de trois frères algériens jusqu’à la veille de l’indépendance de l’Algérie. Tout commence par l’expulsion de leur famille de leur terre ancestrale, passe par le massacre de Sétif (8 mai 1945) et se poursuit à Paris dans les rangs du FLN.
Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale, s’inspire librement de la vie des moines cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996. La fin du film, dans le brouillard où disparaissent les moines, est symbolique de leur destin mystérieux.
Vampires, de Vincent Lannoo, avec Carlo Ferrante, Vera Van Dooren, Fleur Lise Heuet et Pierre Lognay, est un authentique film belge de vampires. Reprenant la ficelle désormais classique du faux documentaire mené par une équipe de reporters, le film se veut un reportage sur la vie quotidienne d’une famille de vampires vivant en Belgique.
Salt, de Phillip Noyce, avec Angelina Jolie et Liev Schreiber ne fait pas dans la dentelle. C’est un film d’action assumé comme tel mais il ne constitue que la première partie de l’histoire. Il faudra donc attendre un second film (au moins) pour en connaitre la fin.
Le Bruit des glaçons, de Bertrand Blier, avec Jean Dujardin et Albert Dupontel, ose rire avec un sujet grave : le cancer. Celui-ci, personnifié, vient faire connaissance avec ceux qu’il frappe mais n’est visible que d’eux et de ceux qui les aiment. En l’occurrence, la victime annoncée est un ancien écrivain devenu alcoolique au dernier degré.
Crime d’amour, de Alain Corneau, avec Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier, constitue un bel exemple de film policier de vengeance. En l’occurrence, une jeune femme vouant un véritable culte à sa supérieure hiérarchique se rend compte qu’elle se fait rouler dans la farine et refuse de persister dans la soumission. Dès lors, la guerre est déclarée.
L’Apprenti Sorcier, de Jon Turteltaub, avec Nicolas Cage et Jay Baruchel, mérite son statut de gentille comédie fantastique de la famille Disney. La maison de Mickey Mouse n’est pas connue pour son goût de l’originalité mais plutôt pour celui du film de distraction qui ne casse pas trois pattes à un canard mais demeure réalisé avec soin.