• Megamind : à méchant, méchant et demi

    MegamindMegamind, de Tom McGrath (studio Dreamworks), dynamite le super-héros de base après avoir dynamité les contes de fées avec Schreck. Bon, il faut bien admettre que, désormais, Dreamworks est attendu au tournant à chaque film plus ou moins parodique et que Megamind aura par conséquent ses détracteurs.

    Cependant, il faut admettre que c’est là un bon cru.
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  • Machete : coupe-coupe contre les méchants

    Affiche du film “ Machete", de Robert Rodriguez .Machete, de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis, avec Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Jessica Alba, Steven Seagal et Robert De Niro, nous ramène dans les films d’action de série Z des années 50. C’est voulu, délirant, excessif à tous points de vue. Bref, Robert Rodriguez est un Quentin Tarentino qui aurait fumé un truc sanglant.

    Car il faut bien admettre que le sang gicle vraiment partout.
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  • Raiponce : ne pas s’en arracher les cheveux

    Affiche du film “ Raiponce", de Byron Howard.Raiponce, de Byron Howard, est donc le Disney familial de Noël 2010. Si les frères Grimm revenaient parmi nous, peut-être auraient-ils un peu de mal à reconnaître le conte homonyme. Mais cela est autant vrai pour Blanche Neige, après tout.

    Alors, ne boudons pas notre plaisir et suivons les aventures de cette princesse cachée dans une tour et munie d’une longue chevelure magique.
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  • Harry Potter et les reliques de la mort (1ère partie) : le début de la fin

    Affiche du film “ Harry Potter et les reliques de la mort ", de David Yates.Harry Potter et les reliques de la mort (1ère partie), de David Yates, avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson, adapte le début du septième et dernier tome de la saga consacrée au jeune sorcier. L’histoire devient sombre comme l’horreur qui s’abat sur le monde. Les méchants ont pris le pouvoir et ça barde pour les héros. Voldemort s’empare enfin d’une des trois Reliques de la Mort, la baguette de sureau, et on attend la suite…

    Encore une fois, l’histoire a été bien simplifiée et qui a lu la saga en sera perturbé.
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  • Mords moi sans hésitation : drôle à en mourir

    Affiche du film “ Mords moi sans hésitation", de Jason Friedberg.Mords moi sans hésitation, de Jason Friedberg et Aaron Seltzer, avec Jenn Proske et Matt Lanter, s’amuse de la mode du vampirisme. Il est exact que le vampirisme est le truc fun du moment, spécialement au sein d’un public adulescent, cette étrange classe qui mêle les adolescents cherchant à grandir et les adultes cherchant à rajeunir.

    Pour ce faire, il parodie les films de vampires, malheureusement en s’appuyant quasi-exclusivement sur une parodie de la saga Twilight.
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  • Red : code rouge sur les retraites

    Affiche du film “ Red", de Robert Schwentke.Red, de Robert Schwentke, avec Bruce Willis et Morgan Freeman, explique bien à quel point la retraite est un problème. Surtout pour d’ex-agents de la CIA qui possèdent encore quelques secrets et qu’il faut absolument faire taire. Cette parodie de film d’espionnage et de complots ne fait pas dans la finesse.

    Le nombre d’explosions à la minute, en particulier, vaut bien les originaux. Mais l’humour rattrape ça sans problème.
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  • Potiche : il ne faut pas la briser

    Affiche du film “ Potiche", de François Ozon.Potiche, de François Ozon, avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Luchini, adapte une pièce de théâtre homonyme. Replacée dans le contexte des années 1970, voici donc une femme d’un patron d’industrie, héritière du fondateur, amenée à s’émanciper alors que son mari est tombé malade et qu’une grève paralyse l’usine.

    Bien entendu, la situation amène son lot de révélations vaudevillesques. La pièce de théâtre se devine encore dans le scénario lorsque l’on imagine les portes qui claquent côté cour et côté jardin.
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  • La princesse de Montpensier : si précieuse, si ridicule

    La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet, adapte la célèbre nouvelle de Madame de Lafayette dans un style très grand siècle. Voilà donc encore une jeune et naïve mais magnifique princesse qui croit au Prince Charmant (en l’occurrence le Duc de Guise), se retrouve marié à un médiocre prince royal et, bien entendu, finira tragiquement, abandonnée et méprisée.

    L’ensemble se déroule durant les guerres de religion, s’achevant peu après la Saint Barthélémy.
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  • Buried : à l’étroit

    Affiche du film “Buried", de Rodrigo Cortés.Buried, de Rodrigo Cortés, avec Ryan Reynolds, renouvelle le genre du huis-clos en le poussant au paroxysme. L’intégralité du film se déroule en effet dans un cercueil où se retrouve enfermé et enterré un chauffeur de camion américain enlevé en Irak. Il a cependant à sa disposition un smartphone (qui fonctionne en 3G en Irak et sous une petite surface de terre) et divers outils. Bien entendu, utiliser le smartphone (en arabe) ne pose aucun problème au camionneur.

    L’ensemble du film est une confrontation entre ce personnage isolé, le seul que l’on voit, et divers interlocuteurs via le smartphone : son employeur, ses ravisseurs, sa belle-mère, sa mère, sa femme…
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  • Les petits mouchoirs : non-fournis

    Affiche pour le film "Les petits mouchoirs", de Guillaume Canet. Les petits mouchoirs, de Guillaume Canet avec François Cluzet et Marion Cotillard, est desservi comme rarement par sa bande annonce et sa communication mais porté par un bouche à oreille extraordinaire. C’est ainsi que, presque une semaine après sa sortie, un mardi soir, pour la dernière séance, la salle où j’ai vu ce film était archi-comble.

    L’histoire, il est vrai, fait peu envie à sa seule lecture : une bande de copains part tous les ans en vacances ensemble dans la maison de l’un d’entre eux. Cette année, un drame frappe l’un d’entre eux peu avant le départ et servira de fil rouge au film. Chacun vivra le drame et sera amené à lever les petits mouchoirs patiemment et hypocritement posés sur chaque petit secret, chaque lâcheté, chaque mensonge.
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