Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence, de Rob Marshall, avec Johnny Depp et Pénélope Cruz, ressert les plats à ce pauvre pirate Jack Sparow, décidément sans soin puisqu’il a encore perdu son bateau The Black Pearl, récupéré par un pirate célèbre et magicien démoniaque à ses heures, Barbe Noire.
Assez logiquement, il se lance donc à la recherche de la Fontaine de Jouvence pour doubler les Espagnols, les Anglais, son vieux pote Barbossa, ainsi que son ex-petite amie arrachée à un couvent et fille de Barbe Noire. Au passage, il y aura bien quelques périls comme des sirènes plus guerrières que des Amazones.
L’Aigle de la Neuvième Légion, de Kevin Macdonald, avec Channing Tatum et Jamie Bell, constitue un subtil mélange entre péplum et film d’indiens. Voilà donc le fils du commandant de la neuvième légion affecté à sa demande en Bretagne, au Sud du mur d’Hadrien. Or la neuvième légion a disparu quelques années plus tôt, ainsi que son emblème, salissant ainsi l’honneur de Rome et de la famille.
Thor, de Kenneth Branagh, avec Chris Hemsworth, Natalie Portman et Anthony Hopkins, adapte un héros Marvel de plus, inspiré du dieu du tonnerre nordique. Si besoin était, le comic d’origine et ce film sont là pour montrer que soit les dieux n’existent pas, soit ils ne se vexent jamais.
Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme, de Tsui Hark, avec Andy Lau et Bingbing Li, adapte au cinéma les aventures du juge Ti. Ce personnage littéraire, utilisé par de nombreux auteurs chinois, anglophones ou francophones notamment, est lui-même inspiré de Ti Jen Tsié, authentique juge qui finit ministre de l’impératrice Wu au septième siècle de notre ère.
Le Chaperon Rouge, de Catherine Hardwicke, avec Amanda Seyfried et Gary Oldman, constitue une adaptation très libre du célèbre conte traditionnel dont la forme la plus connue a été écrite par Charles Perrault. Ici, le loup est garou, le chaperon rouge plus vraiment une petite fille (mais une bien séduisante jeune femme) et les beaux paysages de montagnes boisées respirent l’image de synthèse (magnifique, certes, mais de synthèse tout de même).
La Proie, de Eric Valette, avec Albert Dupontel, Alice Taglioni et Stéphane Debac, est un thriller des plus efficaces. Un petit braqueur se fait manipuler par un tueur psychopathe et pédophile rencontré en prison. Celui-ci ne vise qu’à récupérer le butin et la fille de son co-détenu.
Philibert, de Sylvain Fusée, avec Jérémie Renier et Alexandre Astier, parodie les films classiques de cape et d’épée. Même les costumes sont ridicules. Mais c’est un ridicule parfaitement voulu et assumé.
Numéro quatre, de D.J. Caruso, avec Alex Pettyfer et Timothy Olyphant, adapte une nouvelle d’un étudiant dans un atelier d’écriture. Et ça se voit. Dès le départ, on sait que des extra-terrestres étonnamment humains (ce sont les gentils) ont trouvé refuge sur Terre, dont des enfants dotés de pouvoirs surnaturels et leurs gardiens.
Sucker Punch, de Zack Snyder, avec Emily Browning et Abbie Cornish, démontre une nouvelle fois la maîtrise esthétique du réalisateur de 300 et de Watchmen. Au delà de ce seul point, voici une véritable tragédie fantastique particulièrement réussie.