Les Misérables, de Tom Hooper, adapte en film le drame musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg tiré du célèbre roman de Victor Hugo. Les acteurs banckables s’accumulent au générique : Hugh Jackman (Jean Valjean), Russell Crowe (Javert), Anne Hathaway (Fantine), Amanda Seyfried (Cosette), Helena Bonham Carter (Madame Thénardier), Sacha Baron Cohen (Monsieur Thénardier)… Même si les Thénardier font davantage rire que pleurer (à la manière d’un Sweeney Todd de Tim Burton où l’actrice avait joué un personnage proche), chacun est bien à sa place.
Si on peut crier au sacrilège vis-à-vis d’une oeuvre majeure du patrimoine culturel français et mondial, c’est plus par le côté non-assumé voire inachevé de ce sacrilège. (suite…)


Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow, avec Jessica Chastain et Jason Clarke, retrace dans un thriller de deux heures et demi la traque d’Oussama Ben Laden par la CIA. Débutée après les attentats du 11 septembre 2001 à New York, elle s’achève dans une maison de la ville pakistanaise d’Abbottabad durant la nuit du 2 mai 2011 vers 1 h 30, heure locale.
Django Unchained, avec Jamie Foxx, Christoph Waltz et Leonardo Di Caprio, constitue la première irruption dans le western du réalisateur-scénariste Quentin Tarantino. Celui-ci n’y va jamais avec le dos de la cuillère, c’est aussi sa marque de fabrique. Bien entendu, c’est encore le cas ici.
The Master, de Paul Thomas Anderson, avec Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman, raconte la rencontre entre un soldat démobilisé devenu alcoolique (Thomas Anderson) et un gourou très similaire à Lafayette Ron Hubbard (Philip Seymour Hoffman). L’auteur-réalisateur de There will be blood pousse des méthodes qui avaient été appréciées dans ce film.
Le Hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson, avec Martin Freeman, Richard Armitage et Ian McKellen adapte le début de Bilbo le Hobbit, de J.R.R. Tolkien. Comme chacun sait, Bilbo Le Hobbit est avant tout un conte d’héroïc fantasy pour adolescents, plutôt joyeux, publié en 1937. Il se déroule dans un univers nettement plus sombre conçu dès les prémices du Silmarillon (années 1910-1920) et qui donnera en 1954-1955 le fameux Seigneur des Anneaux.
Les Mondes de Ralph, film d’animation en 3D de Rich Moore (studios Disney/Pixar), est typiquement destiné aux anciens adolescents des années 80 qui ne veulent pas grandir, ainsi qu’à leurs enfants. Wreck-It Ralph est le super-vilain d’un jeu vidéo qui fête ses trente ans : il casse tout tandis que Fix-It Felix, le héros, répare tout grâce à son marteau magique.
Populaire, de Regis Roinsard, avec Romain Duris et Déborah François, nous replonge à la fin des années 50 en France. La seule manière pour une femme est de travailler et le seul travail un peu évolué celui de secrétaire. Rose Pamphyle (Déborah François) décide donc d’être secrétaire, travail pour lequel elle n’a guère de talent.