La petite ville de Fécamp, sur la côte normande entre Etretat et Dieppe, fut jadis une ville industrieuse et prospère. A l’époque du Duché de Normandie, elle fut un port important.
Au XIXème siècle et jusque dans les années 1970, la richesse de la ville reposait beaucoup sur la pêche, notamment la pêche à la morue.
L’actuel Musée des Pêcheries, situé dans le port, est issu du regroupement de plusieurs musées, notamment le Musée des Terre-Neuvas.
Le musée municipal de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube, a été rénové et inauguré en 2018 en grandes pompes. Il a rebaptisé pour l’occasion Musée Camille Claudel.
Le nom de Brocéliande évoque la forêt légendaire du centre de la Bretagne, à l’ouest de Rennes. Cette forêt est indissociable de bon nombre de légendes, notamment autour du mythe arthurien.
Le château de Comper a été rénové et est devenu un musée consacré à ce mythe arthurien. Très pédagogique, il présente en détail les légendes dans une scénographie très adaptée à des sorties scolaires.
La forêt elle-même, bien entendu, est un but de promenades. C’est notamment le cas du célèbre Val-Sans-Retour dont, malheureusement, tout le monde revient, même votre belle-mère.
Dans la ville de Rochefort-en-Terre, quelque part en Bretagne entre Redon et Vannes, vivait au tournant du XIXème et du XXème siècle une sorcière. Celle-ci se nommait Naïa. Elle vivait en recluse, en troglodyte, dans les ruines du château ou plutôt dans les souterrains de ces ruines.
Comme toutes les authentiques sorcières, elle était chamane, guérisseuse et tout ce qu’il faut pour servir la population locale. Et, bien entendu, elle était assez étrange pour exciter l’imagination des bourgeois. Il va de soi qu’un jour elle mourut.
Lorsque le château fut rénové pour y installer un musée des arts fantastiques, il prit naturellement le nom de Naïa Museum.
Le Naïa Museum sert également de galerie où des oeuvres d’artistes plus ou moins contemporains sont exposées et vendues. On y trouve toutes sortes de créations, essentiellement des sculptures, souvent des mobiles illuminés, mais aussi des peintures. Si des styles variés sont présents, il existe une unité autour d’un thème : l’imaginaire, le fantastique.
Enfin, le village de Rochefort-en-Terre mérite aussi une visite. Bien rénové, il met en valeur un caractère bien breton. Et il dispose de nombreuses boutiques d’artisanat locaux. Son centre est totalement piétonnier, favorisant de ce fait la promenade.
Voilà un lieu étrange, célèbre et inconnu à la fois. Le cimetière des chiens et autres animaux domestiques d’Asnières, dans la banlieue parisienne, est l’un des rares cimetières d’animaux dans le monde. On y trouve des tombes d’animaux domestiques (chiens et chats surtout) avec monuments funéraires, modèles réduits de monuments destinés aux humains (ou monuments monumentaux parfois).
Quelques monuments sont somptueux, d’autres plus simples. Les épitaphes sont parfois touchantes, souvent ridicules.
L’originalité du lieu amène à une visite intéressante.
Le cimetière des chiens et autres animaux domestiques d’Asnières se situe le long de la Seine, entre deux stations de métro de la ligne 13, Gabriel-Péri et Mairie-de-Clichy.
La Fondation Louis Vuitton dispose, dans le Bois de Boulogne, d’un musée d’art moderne issu de la collection de Bernard Arnault. Je l’avais visitée en 2019. Le rival de Bernard Arnault, François Pinault, a désormais lui aussi son musée d’art moderne, ouvert dans le centre de Paris : la Bourse de Commerce – Collection Pinault. Je l’ai récemment visitée et je vous ai ramené quelques photos.
Si l’écrin est indubitablement magnifique, la rénovation admirable, les oeuvres qu’on y trouve reflètent les grands contrastes de l’art moderne, de l’oeuvre intéressante au foutage de gueule intégral.
Dans cette dernière catégorie, on peut citer par exemple une aile d’épave de voiture, un aspirateur, un crochet standard entouré de marques de poussière collée, une bâche en plastique déchirée ou une série de photographies de gobelets en plastique.
A l’inverse, il y a des oeuvres picturales ou plastiques post-réalistes, naïves ou même franchement abstraites dont la contemplation est agréable ou bien qui amène à des réflexions variées.
A l’occasion du grand pont du 14 juillet 2020, je me suis rendu à Granville. J’ai visité une nouvelle fois la ville, les îles Chausey (le seul quartier insulaire d’une ville française) et le Musée Christian Dior.
La maison d’enfance du célèbre grand couturier Christian Dior, la villa « Les Rhumbs », a en effet été rachetée en 1931 par la ville, après la faillite du père de Christian Dior, qui était un riche industriel. Son jardin est devenu un jardin public ouvert en 1938. La villa elle-même, après avoir failli être détruite, est devenue le Musée Christian Dior en 1997. Une exposition « Christian Dior, itinéraire d’un couturier » s’y tient du 1er juillet 2020 au 3 janvier 2021.
Un bâtiment neuf a été construit à côté, Les Baumettes 2. Lorsque le bâtiment historique aura été détruit, il sera remplacé par Les Baumettes 3. Le bâtiment historique date des années 1930 et n’est véritablement devenu une prison pour les condamnés pénaux qu’après la deuxième guerre mondiale. Réputé pour sa vétusté, il a été fermé le 28 juin 2018.
Si on visite facilement des prisons du Moyen-Âge, il est nettement plus rare de pouvoir voir ce qui constitue une prison actuelle. On peut ainsi faire le « circuit d’accueil » et visiter les quartiers de cellules comme la cour de promenade. Les explications des personnels pénitentiaires qui accompagnent les visiteurs permettent de comprendre le fonctionnement de l’institution et le quotidien des détenus. Enfin, la dernière guillotine ayant été utilisée était exposée : c’est en effet à Marseille que les trois derniers condamnés à mort en France ont été exécutés.
La Bibliothèque Nationale de France (BNF) propose l’exposition « Tolkien, voyage en Terre du Milieu » du 22 octobre 2019 au 16 février 2020. L’univers de la Terre du Milieu constitue l’œuvre d’une vie, de Bilbo le Hobbit au Silmarillon en passant par Le Seigneur des Anneaux. Une partie (les « œuvres inachevées ») n’a été publié que grâce au travail du fils de l’auteur.
300 pièces présentées à la BNF permettent d’appréhender autant la vie de l’auteur que l’œuvre elle-même ainsi remise en contexte : manuscrits, dessins… et exploitation au travers de tapisseries d’Aubusson ou de vastes affiches de certains dessins. Le bureau de John Ronald Reuel Tolkien est également exposé. (suite…)
L’exposition « AlUla, merveille d’Arabie : l’oasis aux 7000 ans d’histoire » est présentée à l’Institut du Monde Arabe, à Paris, du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020. Comme son nom l’indique, elle est consacrée à la vallée nommée actuellement AlUla (pour des raisons que je ne connais pas, la graphie « Al Ula » n’a pas été utilisée), située en Arabie Saoudite, au Nord de Médine. Celle-ci a vu passer bien des civilisations depuis la plus haute préhistoire (paléolithique ancien).
Le site est particulier : un oasis dans une vallée encaissée et sinueuse. De ce fait, on y trouve de l’ombre et de l’eau mais aussi de la terre fertile pour cultiver, sans oublier qu’il s’agit d’une voie naturelle entre la Palestine et l’Arabie du Sud (Yémen, Royaume de Saba). La civilisation Nabatéenne est la plus connue ayant occupé le site (cette civilisation est surtout connue pour le site de Petra en Jordanie, donc plus au Nord).
L’exposition est sur deux niveaux. Le premier permet surtout de découvrir le milieu naturel, notamment au travers de multiples murs d’images. Le second est plus tourné vers la culture nabatéenne, avec des artéfacts. Dans les deux cas, la scénographie est très belle mais sans sacrifier les nécessaires explications très pédagogiques.
Cette exposition mérite donc une visite.
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