Catégorie : Critiques

Pierre Béhel critique ici de tout : films, musiques, livres, etc.

  • James Bond n’a pas le temps de mourir

    James Bond : Mourir peut attendre (No time to die), de Cary Joji Fukunaga, avec Daniel Craig, Rami Malek et Léa Seydoux, est donc le dernier James Bond avec Daniel Craig. Longtemps attendu, il sort après la reprise des cinémas au lieu de suivre la mode du direct-to-VOD.

    Dans la foulée des précédents, l’histoire nous emmène dans les petites histoires de famille. Et aussi dans les secrets inavoués des services secrets.

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  • Dune : la peur est une petite mort

    Dune, de Denis Villeneuve, avec Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson et Oscar Isaac, était le film le plus attendu parmi ceux dont la sortie a été retardée à cause de la crise sanitaire. Dune, c’est le roman mythique de Franck Herbert paru en 1965, précurseur du space-opera écologique et politique. Dune, c’est aussi le film kitchissime de David Lynch sorti en 1984. Dune, enfin, c’est le roman réputé durant des années impossible à transcrire en film.

    Le Canadien Denis Villeneuve, lui, s’est déjà fait un nom, notamment dans la science-fiction avec Premier Contact (2016) et Blade Runner 2049 (2017). Dune était donc un défi à relever pour lui.

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  • OSS 117 : troisième aventure déjantée

    OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, de Nicolas Bedos, avec Jean Dujardin, Pierre Niney et Fatou N’Diaye, poursuit la saga de l’agent secret le plus raciste et imbécile initiée par Michel Hazanavicius. Cette saga parodique de films d’espionnage très librement inspirée du personnage l’écrivain français Jean Bruce ne fait pas dans la dentelle.

    Ce troisième épisode est donc réalisé par Nicolas Bedos qui remplace Michel Hazanavicius. Il était attendu au tournant.

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  • Kaamelott : table ronde en livraison conforme

    Kaamelott – Premier volet, de et avec Alexandre Astier, était très attendu. Le passage sur grand écran de la saga médiévalo-comique se fait à l’occasion d’une suite au célèbre feuilleton télévisé.

    Au Royaume de Logre, Lancelot-du-Lac a donc usurpé le pouvoir et se comporte en tyran. Les dieux sont mécontents, Arthur Pendragon revient donc (malgré lui) pour remettre de l’ordre dans le bazar qu’il a laissé en plan.

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  • Il y a 30 ans, Serge Gainsbourg

    Que reste-t-il de Lucien Ginsburg ? Sans doute pas même quelques os, au cimetière du Montparnasse. Que reste-t-il de Serge Gainsbourg ? Une œuvre musicale considérable et une influence importante sur de nombreux artistes qui l’ont avoué, sans oublier ceux qui ne veulent pas l’admettre.

    C’est là la différence entre un être humain et un artiste de génie.

    Lucien Ginsburg dit Serge Gainsbourg est né le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 dans cette même ville, il y a trente ans.

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  • Barbara Pravi : un talent tout en douceur, tout en colères

    Le 30 janvier 2021, sur France2, a eu lieu un concours pour sélectionner le représentant de la France au Concours Eurovision du 22 Mai 2021. La gagnante, à la fois par les votes du public et ceux du jury, a été Barbara Pravi avec sa chanson « Voilà » dont elle est auteur-compositeur-interprête, l’écriture ayant été réalisée en collaboration avec Igit.

    C’était une claque.

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  • Toonsmania

    Marcel Proust avait ses madeleines. Pour beaucoup de quinquagénaires, voire de plus jeunes, il y a des Toons. Nous avons débuté dans la vie avec Bugs Bunny, Daffy, Porky Pig, le loup et la pin’up de Tex Avery, Mickey, Donald, etc. Et il y avait une émission emblématique de la chaîne Canal+ où l’on voyait et revoyait des courts-métrages animés datant pour certains d’un demi-siècle, « Ca cartoon« , animée par Philippe Dana.

    Celui-ci a publié chez l’éditeur Kero un récit de la création des Toons, avec l’histoire des véritables héros, les artisans d’Hollywood ou de New York qui fabriquèrent ces films.

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  • AnnHnnA III : Il est environnement

    Il est environnement - AnnHnnA

    L’auteur-compositeur-interprête AnnHnnA sort aujourd’hui, le 11 décembre 2020, son troisième album, Il est environnement. Celui fait suite aux albums Il est temps (sorti en 2018) et Il est tant temps (sorti en 2019).

    Comme son titre l’indique (jouant toujours sur l’assonance du mot « temps« ), les textes sont, cette fois, inspirés par la thématique de l’environnement, du rapport à la nature. Et, comme pour les précédents albums, il s’agit d’extraits piochés dans le vaste projet de L’Elan Vital. Petit à petit, AnnHnnA poursuit donc la sortie des 68 chansons prévues. Il faudra sans doute attendre encore quelques années l’achèvement de ce vaste programme…

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  • Anna Taure : « Un monde sans lettres »

    Habituée des sagas, Anna Taure, cette fois, vient de publier un court roman, Un monde sans lettres. Cette uchronie nous envoie dans un univers parallèle où l’Occident a été privé de l’imprimerie à caractères mobiles, Gutenberg mourant sur le bûcher dans les premières pages.

    Nous voici donc projetés à la Cour du Roi de France à la fin du XVIIIème siècle. Le bannissement de l’imprimerie a entrainé ignorance et retard technologique sur les Ottomans et les Chinois. Un nouveau ministre, issu d’une médiocre province, tente de rétablir les finances d’un royaume corrompu jusqu’à la moelle. A moins que ses objectifs soient tout autres.

    Même si le style d’Anna Taure est sec, proche du rapport d’autopsie de ce monde perverti par l’ignorance, l’histoire est prenante. Et on suit avec plaisir les aventures de la Cour.

    Un Monde sans Lettres
    de Anna Taure
    113 pages – 6,30 euros
    En vente sur The Book Edition.

  • Le livre des apocalypses

    Le guide des fins du monde, de Bryan Walsh vient de paraître aux éditions Fyp. Il s’agit de la traduction d’un ouvrage américain intitulé End Times.

    Le titre est explicite : l’auteur, par vulgarisation scientifique, fait le tour des principales causes possibles de destruction de l’humanité, avec ou sans le reste de la Terre, ce qu’il faut nommer menaces existentielles. La description est à chaque fois très bien faite tant dans les causes que les conséquences ou même les chances d’en réchapper.

    Bien documenté, l’ouvrage n’en est que plus déprimant. Mais l’objectif est bien de prévoir et d’échapper à ces différentes menaces ou, du moins, d’en réchapper. Cela commence par prendre conscience des menaces. En cela, l’ouvrage est salutaire. Et comme il se lit facilement, ce n’en est que plus indispensable.

    Le guide des fins du monde, de Bryan Walsh, 334 pages, 22 euros, chez Fyp Editions.

    Sur le même sujet, je vous laisse (re)découvrir Génération Oméga : ceux qui connaîtront la fin du monde.