Case départ, de Lionel Steketee, Thomas Ngijol et Fabrice Eboué, avec ces deux derniers est une fable fantastique sur le racisme et l’intégration. Un noir de banlieue, petit délinquant rameneur et paresseux, et son demi-frère métis, travailleur trop bien intégré, se retrouvent, suite à un sacrilège familial, projetés par une vieille tante à l’époque de l’esclavage.
Le sujet est délicat car il s’agit bien, ici, de parler du présent en déplaçant l’action dans le passé.
Kung Fu Panda 2, de Jennifer Yuh des studios Dreamworks, nous renvoie dans la Chine médiévale fantasmée du premier opus. Le gentil panda Po est donc bien devenu un Maître du Kung Fu, même s’il est un peu particulier et désespère ses camarades et ses maîtres par certains aspects de sa personnalité peu courants chez les maîtres Kung-Fu.
The Prodigies, d’Antoine Charreyron, adapte en animation 3D le célèbre roman de Bernard Lenteric La nuit des enfants rois. L’adaptation étant très libre, le changement de titre se justifie pleinement. En particulier, les simples surdoués du roman deviennent des créatures dotés de pouvoirs paranormaux permettant notamment de contrôler les esprits des autres humains.
Le Chat du rabbin, de Joann Sfar et Antoine Delesvaux, adapte en dessin animé 3D la célèbre bande dessinée homonyme. L’auteur de celle-ci, Joann Sfar, étant parmi les créateurs, nul ne pourra crier à la trahison.
X-Men : Le Commencement, de Matthew Vaughn, avec James McAvoy et Michael Fassbender, est une nouvelle préquelle de la série des X-Men. Voici donc comment, au détour de la Seconde Guerre Mondiale puis de la Guerre Froide, apparaissent les Mutants. Les camps se mettent en place : ceux qui croient dans la co-existence d’un côté (les gentils), ceux qui veulent affirmer la suprématie des mutants de l’autre (les méchants).
Le Complexe du Castor, de et avec Jodie Foster, avec également Mel Gibson, est un drame moral comme les Américains les aiment. Voici donc un homme sombrant dans la dépression, entrainant avec lui sa famille et son entreprise.
La Conquête, de Xavier Durringer, avec Denis Podalydès (Nicolas Sarkozy), Florence Pernel (Cécilia Sarkozy) et Hippolyte Girardot (Claude Guéant) s’attaque à l’histoire -récente- de l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en France. Ce film appartient donc au genre très rare en France du film d’actualité.
Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence, de Rob Marshall, avec Johnny Depp et Pénélope Cruz, ressert les plats à ce pauvre pirate Jack Sparow, décidément sans soin puisqu’il a encore perdu son bateau The Black Pearl, récupéré par un pirate célèbre et magicien démoniaque à ses heures, Barbe Noire.
L’Aigle de la Neuvième Légion, de Kevin Macdonald, avec Channing Tatum et Jamie Bell, constitue un subtil mélange entre péplum et film d’indiens. Voilà donc le fils du commandant de la neuvième légion affecté à sa demande en Bretagne, au Sud du mur d’Hadrien. Or la neuvième légion a disparu quelques années plus tôt, ainsi que son emblème, salissant ainsi l’honneur de Rome et de la famille.
Thor, de Kenneth Branagh, avec Chris Hemsworth, Natalie Portman et Anthony Hopkins, adapte un héros Marvel de plus, inspiré du dieu du tonnerre nordique. Si besoin était, le comic d’origine et ce film sont là pour montrer que soit les dieux n’existent pas, soit ils ne se vexent jamais.