Looper, de Rian Johnson, avec Bruce Willis et Joseph Gordon-Levitt, ressert un vieux truc de la science fiction : la boucle temporelle. Dans un futur proche, des petits délinquants reçoivent de leur propre futur des gens à abattre : la victime apparait, ils tirent et font disparaître un corps qui n’existe pas encore. Les expéditeurs sont des mafieux d’un futur plus lointain.
Et puis, fatalement, un jour, la boucle (loop en anglais) se ferme : le looper reçoit son moi futur et l’abat avant de découvrir l’identité de sa victime et de savoir ainsi combien de temps il lui reste à vivre. (suite…)
La Traversée, de Jérôme Cornuau, avec Michaël Youn, Fanny Valette et Emilie Dequenne, constitue une surprise à bien des égards. D’une part, nul n’attendait Michaël Youn dans le rôle d’un père meurtri. D’autre part, le thriller fantastique n’est pas tellement un genre fréquent en France.
Frankenweenie, de Tim Burton, est un film d’animation en stop-motion qui permet à son réalisateur de renouer avec ses meilleures heures. Foin du numérique, le film est ciselé à l’ancienne. Mais cela n’empêche nullement une 3D de qualité parfaite et apportant un réel plus.
Le Jour des Corneilles est un film d’animation franco-belgo-luxembourgeo-canadien de Jean-Christophe Dessaint. Malgré son origine nationale, il emploie un graphisme très proche (même s’il n’est pas similaire) de certains mangas animés, notamment de Hayao Miyazaki. De la même manière, il exploite une sorte de fantastique réaliste qui souligne simplement les peurs de l’autre.
Skyfall, de Sam Mendes avec Daniel Craig et Judi Dench, permet à James Bond de fêter ses 50 ans en mauvaise posture. Le voilà d’abord abattu par un tir ami, présumé mort, tandis que le MI6 se fait attaquer de tous les côtés : terroristes, politiciens…

Le Magasin des Suicides, de Patrice Leconte, adapte en film d’animation 3D musical le fameux roman de Jean Teulé. Voici donc une ville grise où l’envie de suicide est la maladie la plus courante mais où la police verbalise tout suicide en public.
Les saveurs du Palais, de Christian Vincent, avec Catherine Frot et la participation de Jean d’Ormesson, nous amène dans les cuisines du pouvoir, au sens propre. Simple cuisinière de Province, Hortense est ainsi invitée à devenir cuisinière particulière du Président de la République Française.
Superstar, de Xavier Giannoli, avec Kad Merad et Cécile de France, décrit l’étrange et horrible destin de l’homme qui ne voulait pas être célèbre. Mais qui, bien entendu, le devient sans raison du jour au lendemain.